Une semaine à St John aux US VI…

La semaine s’est égrènée tranquillement au rythme des séances de snorkeling, des balades sur l’île et des changements de mouillage qui nous ont permis de faire petit à petit le tour de l’île.

De toutes les îles que nous avons visitées, St John est probablement l’île permettant le meilleur mix entre balades en mer, balades sous la mer et balades sur la terre. Les plages sont également magnifiques et finalement pas aussi bondées que nous pouvions le craindre.

Lundi après notre petit safari aquatique de la veille, nous avons enchainé avec un petit trail sous-marin assez ludique. Des panneaux avec des flèches indiquent le chemin à suivre et donnent quelques descriptions du paysage marin. Nous avons ensuite pris un mouillage non loin de là qui s’est révélé être un véritable havre pour tortues. Nous en avons vu de très nombreuses et surtout quelques-unes de très belles tailles, probablement plus d’un mètre. Elles sont accompagnées d’un ou deux poissons qui se collent sur ou sous leurs carapaces et qui se laissent paisiblement trimbaler.

Nous avons également fait 3 balades à terre dont une d’environ 15 km avec près de 350m de dénivelé. Ca tirait un peu la patte pour finir et rentrer jusqu’à l’annexe, mais après quelques plongeons de récupération effectués du bateau, la fatigue a rapidement disparu… Ces balades nous ont permis de voir de magnifique point de vue sur une grosse partie des îles vierges américaines et britaniques. Toutes ces îles sont encore plus proches les unes des autres qu’aux Grenadines et ont un relief plus marqué. C’est vraiment une zone de balade nautique fabuleuse.

Sinon, depuis que nous avons fait notre entrée aux US VI, nous avons retrouvé le soleil chaud et puissant que nous avions perdu depuis Samana en République Dominicaine. Ce soleil qui « cogne » nous permet de refaire facilement le plein d’énergie avec nos panneaux solaires ce qui n’avait pas été le cas depuis un certain temps.

Dans les prochains jours nous allons franchir une frontière pour aller rendre visite à nos voisins britaniques qui se situent à environ 30 mn de St John. Grosse nav en perspective… 😊

 

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A la découverte des Vierges…

Arrivés à Culebra, nous en avons profité pour finir de fêter les 40 ans d’Elo ! Le jour J, nous étions à Fajardo, ville peu propice à célébrer un tel évènement! Les enfants avaient toutefois organisé un ptit dej gargantuesque avec pancakes maison, sirop d’érable, nutella, jus d’orange, œufs au bacon… Du bonheur plein les papilles ! Il faut dire que le sujet bouffe commence à être assez récurent dans nos conversations. Nous sommes loin d’être à plaindre avec notre congélateur et notre frigo, mais il est vrai qu’un certain nombre d’aliments familiers ont complètement disparu de notre alimentation et malgré des efforts de créativité, une certaine répétition se fait sentir dans nos menus. Nous espérons vivement que les boulangers, fromagers, pâtissiers et autres maraichers ne seront pas tous en vacances lorsque nous rentrerons…

Nous avons donc trouvé sur Culebra un petit restau très sympa où nous avons pu accoster en annexe au milieu de gros poissons et finir de célébrer « l’évènement » !

Nous étions venus sur cette ile pour effectuer nos formalités de sortie, mais après renseignements auprès des autorités compétentes, Oncle Sam considère que nous passons d’un territoire US (Puerto Rico) à un autre territoire US (les Iles Vierges américaines), il n’y a donc besoin d’effectuer aucune démarche de douane. Réponse tout de même assez surprenante lorsque l’on sait qu’aucun de ces 2 « états » ne figurent dans la liste des 50 …

Mercredi matin, nous avons quitté Puerto Rico, puis tiré 2 bords d’environ 2h30 afin de remonter au vent et arriver à St Thomas, île principale des US VI. Nous avons pris un mouillage dans la baie de Charlotte Amelie non loin de la zone d’amerrissage des petits hydravions effectuant la navette entre les îles.

Alors que nous faisions un petit tour en ville dans un quartier où manifestement les touristes blancs n’étaient pas légion, un automobiliste s’est arrêté pour nous renseigner… Nous lui avons répondu que nous étions à la recherche d’un supermarché. Il nous a alors proposé de monter avec lui, nous a emmené en voiture à la grande surface du coin située à 15mn, a attendu que nous fassions nos courses puis nous a ramené directement à notre annexe. Personne vraiment sympa, qui a refusé le pack de bières que nous lui avions pris pour le remercier, en nous expliquant qu’il était « people oriented », donc que ça lui était naturel de faire de tels gestes. Charge à nous maintenant de nous en souvenir….

Nous avons quitté cette île très urbaine assez rapidement pour faire route vers St John située à moins de 10 miles de là. Les descriptions que nous avons lues de cette île sur les blogs indiquent que ce spot est un des lieux phares des îles vierges. Nous ne sommes qu’au début de notre découverte et n’avons pas été déçus !

Cette île est constituée à 75% par un parc naturel qui se prolonge en mer. Les mouillages y sont donc strictement réglementés. A 7h du matin, les lumières et le paysage rappellent un peu celui du golf du Morbihan avec des ilets de verdure disséminés sur une mer d’huile. Pour ce que nous en avons vu pour le moment, St John est une succession de petites baies de sable blanc et de cocotiers sous un manteau de verdure. Les sentiers terrestres à l’ombre sont très agréables pour se balader. L’organisation du parc à l’américaine est très efficace : phares et bouées de signalisation chaque fois que nécessaire, bouées de mouillage faciles à prendre et proprement installées, patrouilles de rangers… Le revers de la médaille est que tout cela a un coût ! La nuit est facturée 26$. Les 15$ dont on nous parlait sur les blogs il y a environ 2 ans ont donc fait l’objet d’une petite révision…. Là encore le système est bien organisé. Il y a un petit ponton flottant au milieu de la baie avec feux rouge et vert pour signaler où se trouve l’urne de paiement. On remplit une enveloppe avec ses billets ou ses coordonnées de carte bancaire et la caisse est relevée plus tard. En l’occurrence, lorsque j’y suis allé hier, elle débordait presque ! Ce système serait-il applicable en France …?!

Coté émotion, nous en avons eu une nouvelle petite tranche hier soir. Alors que nous étions tranquillement en train de prendre l’apéro sur le bateau, Manon s’est soudainement levée en hurlant et sautant comme nous ne l’avions jamais vue. Elle venait de se faire piquer à la gorge par une abeille. Après avoir enlevé le dard et utilisé l’aspi venin, nous avons fini le traitement en chauffant la piqure au charbon de bois. Tout cela nous a occupé une bonne partie de la soirée et a décalé d’autant les œufs pochés sur lit de tomates aux oignons que Martin nous avait préparés !

Cette après-midi nous avons RDV avec une Ranger pour un petit « Safari Snorkeling »…

 

Puerto Rico : suite et fin…

Cette semaine nous avons continué à profiter des mouillages déserts de l’île de Vieques également surnommée « Ile Vierge Espagnole » par les locaux. Certaines couleurs d’eau nous ont rappelé la République Dominicaine. Une fois les quelques touristes venus passer la journée sur la plage repartis, le coin redevient vide de tout signe de vie. Nous avons vraiment pris goût à ce genre de mouillage.

Nous avons ensuite mis le cap à l’ouest pour retourner sur l’île de Puerto Rico. Nous avons retrouvé le plaisir de naviguer facilement avec des allures au vent arrière et travers qui nous ont portés jusqu’à Fajardo sans efforts.

Nous avons pris un mouillage assez atypique à côté d’un petit ilet sur lequel ont été bâtis 3 immeubles à environ 800m du rivage de Puerto Rico. Pour se rendre à terre nous avons donc pris le bac. La ville de Fajardo présentant un intérêt touristique assez limité, nous avons loué une voiture. Nous avons commencé par en profiter pour effectuer un nouvel avitaillement que nous attendions depuis quelques jours, puis nous sommes ensuite allés visiter la capitale, San Juan, située à environ 1h30 sur la côte-nord est du pays. Visite de la veille ville, de ses places fortifiées et de ses rues paisibles. Les enfants n’ont pu s’empêcher de foncer au milieu d’une fontaine publique pour se rafraîchir.

Nous avons ensuite repris notre parcours de sauts de puces vers l’est. Après une nuit en face de l’île de Palomitos, nous avons passé 3 nuits face à l’île de Culebrita. Cette toute petite île inhabitée abrite quelques chèvres, moutons et dains et sert également de lieu de pontes pour les tortues. Lors de nos baignades snorkeling, nous avons pu voir de nombreux poissons et tortues ainsi que plusieurs raies de belles tailles.

Coté pêche, ça fait maintenant un petit bout de temps que nous n’avons plus rien sorti. Ce n’est pourtant pas faute d’y croire, mais ces derniers temps chaque fois que nous avons entendu le moulinet s’emballer, nous n’avons finalement sorti qu’un bel hérisson… d’algues ! Aujourd’hui un beau baracuda a passé l’après-midi entre les 2 coques du bateau à essayer de chasser l’un des nombreux poissons tournants autour de notre mouillage.

Nous avons rejoint Culebra pour quelques jours et y effectuer nos formalités de sortie. Nous entamerons ensuite notre découverte des Iles Vierges Américaines…

Occupations à bord !

La vie sur l’eau au long court est une expérience fantastique qui permet également de se trouver des occupations directement à bord et de développer sa pratique du maniement de la boite à outils. Comme tout lieux de vie, le bateau nécessite un peu d’entretien…

Tout d’abord les 2 coques qu’il faut très régulièrement nettoyer au niveau de la ligne de flottaison pour enlever la couche d’algues vertes venues s’accrocher. Je ne compte plus le nombre d’heures que j’ai pu passer avec ma gratounette en train de nettoyer les presque 55m de coques (côtés intérieurs/extérieurs x2 !!). A peine le temps de finir une coque, que la seconde demande une mise à jour. L’eau à 28° n’a pas que des avantages !

Nous avons également pu faire un peu de couture pour reprendre la fermeture du lazzy bag (sac tenant la Grand Voile sur la baume) qui montrait quelques faiblesses. Ensuite, nous avons eu un petit atelier vérification/ajustement de la drisse de Grand Voile en tête de mât qui commençait à montrer quelques signes d’usure. Nous avons aussi eu le plaisir de passer un peu de temps sur la réparation d’une serrure de porte dont le pen était bloqué. Opération pas aussi simple que j’ai pu le penser de prime abord ! Merci à Paul pour ses conseils avisés… Pour se divertir, on fait également un peu de pinceau pour enlever les traces de rouille sur le pont. Bref, pas de soucis de désœuvrement !

Au niveau navigation nous continuons tranquillement notre remontée vers l’est au large de Puerto Rico.  Lundi soir, nous avons quitté notre mouillage de la Isla de Muerto (face à Ponce) pour nous diriger vers Vieques, île située à l’est de Puerto Rico.

Comme évoqué dans mon précédent post, nous avions déjà eu l’occasion de croiser les forces de l’ordre en voiture, en 4×4 sur les plages, en moto, à pied, à vélo, en hoverboard (planche à 2 roues) et en bateau autour de nos mouillages… Cette fois-ci, alors que nous naviguions vers 3h du matin, nous avons aperçu derrière nous un bateau se déplaçant très rapidement et pointant une lumière sur notre cata. Le bateau étant arrivé de nuit, feux éteints hormis le spot allumé au dernier moment, et se déplaçant sous notre vent, masquant donc son bruit d’approche, nous avons été assez surpris de le découvrir au dernier moment. Après quelques instants resté derrière nous, il s’en est finalement allé sans autre explication.

Depuis notre arrivée à notre nouveau lieu de mouillage, nous avons vu passer de nombreux grains. Cela ne présente pas que des inconvénients ! En effet, grâce au récupérateur d’eau de pluie installé sur le roof, nous avons pu remplir et maintenir rempli nos réservoirs d’eau, ce qui nous a permis de prendre des douches un peu plus longues que d’habitude et faire tourner des machines à laver sans attaquer nos réserves.

Les enfants sont devenus des pros du paddle et vivent tranquillement leurs vies entre les plages et le bateau.

Ces derniers jours au programme ptit tour dans la ville d’Esperanza non loin d’un de nos mouillages, balades dans le parc national de Vieques, baignades sur plage déserte, contrôles du CNED et sortie nocturne en annexe pour aller pagayer dans la baie de Mosquito pleine de planctons bio luminescents….

Rep. Dom. – Puerto Rico : long et fastidieux…

Dimanche matin, après avoir effectué la veille les formalités de sortie de République Dominicaine et s’être fait délester de quelques dollars supplémentaires par les autorités portuaires, nous nous sommes mis en route pour notre nouvelle destination. Bien que les vents orientés Est puis Sud-Est ne nous soient pas favorables, nous pensions que le créneau météo n’était pas trop mauvais car les fichiers indiqués que les vents ne devraient pas dépassés 18 nœuds en rafales pendant quelques heures.

Le contournement de l’île de Saona par le sud a été plaisant. Au travers pendant quelques miles, nous nous sommes rapidement rapprochés au plus près du vent. Chaque minute de longitude Est gagnée était une petite victoire ! En milieu de journée, nous sommes arrivés au sud du passage de la Mona, bien heureux de ne pas avoir à le ré-emprunter cette fois-ci. Les conditions ont alors progressivement changé. La mer s’est formée puis les vents ont sensiblement augmenté autour de 22 nœuds. Nous avons directement pris 2 ris, en anticipant que les conditions allées continuer à forcir. L’après-midi s’est déroulée à vitesse modérée avec quelques virements pour essayer de nous rapprocher de notre cap.

En fin d’après-midi, les conditions se sont renforcées : vagues de plus ou moins 3m et vent faces à nous avec pluie et orage. Heureusement pour nous divertir et nous soutenir, nos amis les dauphins sont revenus danser autour du bateau pendant une vingtaine de minutes. Les filles ont pu se régaler à les regarder tandis que leur frère nauséeux était allongé dans un demi sommeil …

Avant la tombée de la nuit, l’anémomètre montant sporadiquement à 32 nœuds, nous avons pris un troisième ris, puis avec Elo, avons commencé nos quarts. Cette fois-ci notre fidèle moussaillon était hors-jeu ! Trempés par plus de 4h de pluie non-stop et nos manœuvres de voiles en pied de mat, nous avons apprécié de pouvoir sortir pour la première fois nos salopettes et vestes de quarts et retrouver une certaine étanchéité.

Vers 21h, les vents ayant décidé d’être pleinement orientés face à nous, nous avons affalé puis mis en route les moteurs. Notre progression n’a pas été plus aisée. Certes nous faisions route directe mais à une vitesse d’environ 3 nœuds de moyenne, notre satisfaction n’était que modérée…

Une bonne partie de la nuit s’est faite sous la pluie, sans lune et sans étoiles mais illuminée par les éclairs…

Au petit jour, trempés et fatigués, nous pensions encore possible de rejoindre le point que nous nous étions fixés, Ponce, situé à une quarantaine de miles de la côte ouest de Puerto Rico. Mais rapidement, nous avons compris qu’il serait plus raisonnable d’improviser une pause sur notre parcours. Nous avons donc décidé de mettre le cap sur La Parguera, mouillage situé à une douzaine de miles de notre position.

Toujours au moteur nous avons fini par y arriver vers 14h ! Nous avons pris un mouillage assez excentré derrière une barrière de corail, non visible des côtes et en mettant consciencieusement notre pavillon jaune de quarantaine pour signaler le fait de ne pas avoir fait notre entrée sur le territoire. Nous avons alors réappris à notre estomac à fonctionner dans le bon sens et passé le reste de l’après-midi à nous sécher et nous reposer.

Le lendemain, n’ayant toujours pas fait nos formalités d’entrée dans le pays, il fallait que nous reprenions notre route pour effectuer notre entrée administrative à Ponce. La navigation s’est faite dans des conditions de mer et de vent quasi identiques à la veille mais cette fois sous un ciel bleu chargé de bandes nuageuses blanches. Partis à 6h45, nous avons fini par arriver à notre destination finale à 15h30 alors que nous n’avions qu’une vingtaine de miles à faire !

Nous avons alors pu juger l’efficacité de l’administration américaine. Pas plus de 10mn après avoir jeté l’ancre, nous avons vu arriver sur le ponton à environ 500m de nous, une voiture de l’US Custom avec gyrophares bleus allumés. Ils ont sorti les jumelles et nous ont fait des grands signes pour aller les voir. J’ai mis l’annexe à l’eau et suis allé à leur rencontre. Une fois les présentations rapidement faites, je leur ai expliqué notre parcours, heureusement, sans omettre de leur indiquer notre stop de repos de la veille. Le Policeman, m’a alors simplement regardé en m’indiquant que j’étais en « breach of law » et qu’une « penalty of 5 000$ » devait m’être appliquée pour ne pas nous être déclarés la veille lors de notre escale… Je ne sais pas si c’est mon jeu d’acteur hors norme (!) et ma mine décomposée ou un geste de mansuétude exceptionnel de Monsieur l’Agent, mais après quelques minutes, il m’a heureusement indiqué qu’à titre exceptionnel, il n’appliquerait pas la pénalité et que cette infraction ne ferait l’objet que d’un « warning » soumis à… 19$. Au cours de la conversation j’ai compris que manifestement, la patrouille en savait déjà beaucoup sur nous. Ils ont suivi notre progression depuis que nous étions au sud de la Mona, ils étaient au courant de notre arrêt et semblaient connaitre l’ancien nom de notre bateau. Le policeman m’a pris mon passeport et les papiers du bateau et m’a invité à venir les chercher le lendemain au bureau afin d’effectuer les formalités administratives de l’ensemble de la famille.

Hier, mercredi, nous sommes tous montés en taxi pour aller finaliser notre entrée, puis nous nous sommes promenés dans Ponce. Outre les quelques monuments locaux, nous avons pu constater à quel point le maillage sécuritaire était serré. Je pense qu’au cours de cette journée, il ne s’est pas passé plus de 5mn sans voir une autorité policière.

Definitely Uncle Sam is watching us !

La Mona retour : difficile !

Nous avons bien profité de notre nuit à la marina de Puerto Bahia samedi dernier. Une petite régate a été organisée ce même week-end, amenant un peu de vie dans ce port très très calme. Cet évènement nous a permis de rencontrer des français expats en Rep Dom depuis plus de 15 ans ainsi qu’un bateau avec un équipage de jeunes bretons très sympas venus rendre visite à leurs parents. Samedi soir, toute la petite famille s’est incrustée à la soirée régate et a largement fait honneur au buffet… Bonnes discussions sur les expériences des uns et des autres et les rencontres ou connaissances communes que nous pouvions avoir.

Le lendemain, nous avons tranquillement suivi à la radio, entre la piscine et le bateau, le dénouement de l’acte 1 de la campagne présidentielle, puis nous nous sommes préparés à larguer les amarres.  Le départ a été un peu accéléré, car à 16h45, le sergent-chef de la marina est venu me voir en m’indiquant qu’il fallait dégager avant 17h car il n’est pas autorisé de naviguer la nuit près des côtes. Nous avions prévu de partir en fin de journée afin d’attendre une baisse des vents que nous allions avoir en plein dans le museau et pouvoir aborder le lendemain, le passage de la Mona de jour. Amarres larguées par nos camarades bretons, nous avons pris la mer sous un ciel couvert et pluvieux. Nous avons ensuite mis le cap plein Est, avec vent et vagues contre nous. Cette allure inconfortable ne nous a pas quittés pendant une vingtaine d’heures faites au moteur. Nous avons ensuite pu envoyer les voiles et retrouver une allure plus agréable avec un bateau passant mieux les vagues et avançant plus vite.

Pendant la trentaine d’heures qu’a duré ce retour, nous avons tous vécu dans les 5m² du cockpit extérieur qui a principalement servi de dortoir. Camille est restée blottie sur la banquette avec pour seule nourriture : son pouce et son doudou. Martin et Manon se sont succédés pour honorer le sceau toutes les 2 heures ce qui n’a toutefois pas empêché Bonhomme de tenir son quart… Elo et moi, nous sommes relayés à la veille ou à la barre. Niveau bouffe, on s’est forcé à se baffrer de gâteaux et bananes sans grande envie… Pendant ces quelques heures de barre, je n’ai pu m’empêcher de penser aux marins, aux vrais, qui naviguent dans des conditions, des lieux et pendant des durées qui n’ont rien à voir avec tout ça : ceux sont bien des sur-hommes ! Chapeaux bas et respect !

Vers minuit dans la nuit de lundi à mardi, nous avons finalement fini par arriver à notre mouillage fétiche et désert que nous connaissons bien en face de l’ile de Saona (Catuano) où nous avons pu balancer l’ancre et… aller dormir !

Nous avons ensuite passé une semaine tranquille faite de formalités administratives (Despacho), avitaillement, CNED/cours, cuisine des enfants, cabane version 12 et balades sur l’ile Saona. Nous devrions partir dimanche pour Puerto Rico.

 

Samana la superbe !

Après quelques jours de farniente et de gros grains dans la marina de Puerto Bahia nous avons traversé la baie pour mouiller 3 nuits dans le parc national de Los Haitise. Expérience fabuleuse ! Nous étions seuls au milieu d’un écrin de verdure. Nous avons vu la vie en vert pendant 3 jours, ce qui nous change un peu de la vie en bleu ! Nous avons remonté des rivières en annexe au milieu de mangroves pleines de palétuviers. Le maillage des racines et la richesse de la faune était impressionnants à observer. Nous nous sommes ensuite promenés au milieu d’îles confettis à la recherche de quelques grottes. Nous en avons finalement visité 3 accessibles après un peu de marche en forêt et sans touristes ce jour-là. Avec nos lampes de poche, nous avons aperçu quelques signes rupestres. Outre ces balades sympas, nous avons vraiment apprécié la quiétude des lieux, pas un bruit, ni signe de vie humaine autour de nous.

Une autre dimension que nous apprécions également beaucoup depuis que nous avons quitté les Antilles c’est les rencontres que nous pouvons faire. En partant de Martinique, on nous avait donné le nom d’un contact, Philippe à rencontrer à La Romana qui lui-même nous a donné le nom d’un contact, Deny, que nous avons rencontré à Samana. L’un comme l’autre sont des « personnages ». Tous les 2 sont d’anciens vrais bourlingueurs terrestres et marins comme on n’en fait quasiment plus. Leurs histoires et parcours de vie sont captivants et tellement différentes de notre quotidien. Ce qu’ils ont fait n’est quasiment plus possible aujourd’hui. Trop de contraintes sécuritaires, administratives ou logistiques. Le prix de la vie, l’insouciance ou le rapport que nous avons aux risques aujourd’hui ne sont certainement plus les mêmes qu’il y a 20 ans…

De retour à la marina de puerto Bahia hier, Deny nous a emmené visiter Samana et son marché où nous avons refait le plein de fruits et légumes. Quel plaisir !

Concernant les jours à venir, nous avons finalement un peu revu notre programme. Nous n’irons pas plus à l’ouest. Nous pensions initialement redescendre directement de Samana sur la côte sud de Puerto Rico, mais n’ayant pu nous baigner depuis notre arrivée dans la baie de Samana et étant donné qu’il nous reste encore quelques jours de validité sur nos visas, nous avons décidé de redescendre sur Bayahibé pour reprendre un ptit shoot de soleil, sable blanc, couleurs et cocotiers !

 

La Mona : Aller…

Après environ 2 semaines passées sous le soleil, les cocotiers et les plages de sable blanc du sud-est de la République Dominicaine, nous avons mis le cap sur la baie de Samana située au nord-est de l’île. La route menant à notre nouvelle destination imposait de passer par le passage de la Mona, lieux célèbre dans le coin ! Ce passage est le canal situé entre Porto Rico et la République Dominicaine. Outre les traditionnels courants et/ou accélérations et changements de direction de vent que nous pouvons rencontrer dans ce genre d’endroit, la spécificité locale est liée à ses fonds. Ces derniers remontent de -8 962m à -37m sur une distance de 70 miles nautiques seulement, pouvant générer une mer désorganisée, levant des vagues courtes faisant taper le bateau et cassant sa vitesse. Heureusement nous avons évité ça ! Nous sommes passés dans une fenêtre météo favorable avec des vents entre 12 et 18 nœuds et une mer assez calme.

Nous sommes partis dans la nuit de vendredi vers minuit afin de viser la fenêtre météo choisie et passer la Mona de jour. Une fois l’île de Sanoa contournée, nous avons commencé par faire une route au nord-est au plus près du vent nous amenant non loin des cotes portoricaines et nous permettant également de nous éloigner de la zone de hauts fonds la plus turbulente. Nous avons ensuite viré pour tirer un bord jusqu’à la baie de Samana. Comme attendu, les vents se sont peu à peu orientés au nord-est rendant le bateau plus facile à barrer. La seconde nuit a été vraiment plaisante. Bien calé derrière la barre, une playlist soigneusement sélectionnée pour les oreilles, des vents orientés au travers permettant au bateau d’avancer sans efforts et à belle allure, dans notre dos, une lune partiellement cachée par des nuages mais éclairant notre route et un équipage dormant tranquillement au fond du bateau ont permis de vivre des moments de grands bonheurs ! Nous avons fini par arriver au petit matin au large de Samana où nous avons mouillé pendant la matinée pour nous reposer et ranger un peu le bateau. Nous nous sommes ensuite dirigés vers la marina de Puerto Bahia où nous nous sommes offerts 2 nuits ! Au menu, wifi, cabanes dans les cabines des enfants, organisation du planning de bord par les enfants avec leurs monnaie virtuelle et… piscine à débordement sur la mer !

Plages et Cocotiers !

La semaine dernière nous avons eu la visite de mon frère, sa femme et sa fille ainée. Ensemble, nous avons entamé la visite de quelques plages de l’île de Sanoa située au sud-est de la République Dominicaine.

Les conditions de navigation, ici, sont assez différentes de celles des Antilles. Là-bas, la précision des cartes et des guides, ainsi que le grand nombre de bateaux de plaisance font qu’il n’est pas simple de trouver un lieu ou mouillage désert. Ici, malgré le tourisme de masse, il est très facile de se retrouver seuls sur une belle plage avec sable blanc, cocotiers et mer turquoise. Cela est certainement dû au fait que la République Dominicaine n’est pas un pays de marins, donc la documentation en cartes et instructions nautiques est très pauvre. Les bateaux de plaisance sont quasi inexistants et l’ensemble des bateaux de tourisme se concentrent sur quelques spots, laissant donc de grands espaces encore quasi vierges.

Nous avons donc testé les 2 formules : les plages vides et paradisiaques jusque vers 11h qui se remplissent ensuite de touristes déversés par des bateaux à moteurs et catamarans de tourisme faisant la navette avec Bayahibe. La quiétude revient vers 16h lorsque les mêmes navettes remballent tous leurs charmants passagers. Nous avons également testé les plages seuls au monde, certainement un peu trop petites pour y établir les infrastructures nécessaires à la réception du tourisme de masse : magnifique… Seul problème pour ces dames : le sable blanc était trop fin pour faire un gommage !

Dans les 2 cas, nous avons pu voir des dégradés de couleurs fabuleux, des camaïeux de bleus, de turquoises, d’émeraudes, de verts… Certainement les plus belles couleurs que nous ayons pu voir depuis le début de notre voyage. Le passage de nuages blancs changent la lumière et les couleurs en permanence créant un spectacle en perpétuelle évolution.

Sinon, au chapitre des rencontres, il est amusant de constater à quel point elles peuvent être faciles et rapides. Dimanche en fin d’après-midi, nous avons vu passer un cata avec un pavillon français. Nous les avons contactés par VHF, un quart d’heure plus tard nous prenions l’apéro sur leur bateau et 1 heure après nous allions manger ensemble une pizza au restaurant. Soirée d’échanges très sympa, beaux parcours avec de belles histoires. Par ailleurs, le fait de débarquer pieds nus, en short/T-shirt au restau est également à la fois très agréable et très dépaysant ! Les jours suivants, nos nouveaux compagnons de voyage ont partagé avec nous une partie de leurs larges expertises en mécanique diesel, électricité ou moteur hors- bord ce qui a été très utile ! Encore un grand merci…

Ces derniers jours ont été plus studieux pour les enfants afin d’avancer dans leurs programmes. De mon côté j’ai réalisé la première vidange sur chacun de nos 2 moteurs. Une bonne chose de faite !

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Rep Dom… nous voilà !

Jeudi matin, vers 5h, nous avons donc levé l’ancre de notre joli mouillage sous l’ilet du Gosier où nous avons passé près de 48h. Mer calme et sans vent, nous avons commencé la journée au moteur pour rejoindre la pointe sud-ouest du papillon guadeloupéen.

Vers 8h, les activités ont commencé ! Notre canne fétiche s’est mise à faire du bruit, signe que nous étions en train de prendre quelque chose. Cette fois-ci, nous avons ramené notre touche jusque sur le bateau et sorti une bonite d’une quarantaine de cm. Manon a décidé de prendre les choses en main, et après quelques regards dubitatifs, elle s’est équipée des gants et du couteau et a commencé par s’attaquer à la tête du poisson…. Après un peu de travail, nous avons obtenu 2 jolis filets qu’Elo nous a marinés dans une sauce soja avec des petits oignons, puis elle les a poilés pour qu’ils soient mi-cuits et servis avec du riz. Nous avons dégusté ce plat avant la mise en place de nos quarts nocturnes : divin !

La suite de notre première journée a été plutôt calme au niveau navigation. Après une petite demi-heure à la voile entre la Guadeloupe et les Saintes, nous avons été obligés de remettre les moteurs faute de vent. Vers 15h, il s’est finalement montré timidement et nous avons relancé le bateau toutes voiles hautes.

Plusieurs fois dans l’après-midi, nous avons eu le plaisir de voir revenir nos copains les dauphins. Nous ne les avions jamais vu aussi nombreux, aussi longtemps et aussi près du bateau. Certains sont venus nager et sauter entre les 2 étraves juste devant le bateau. Instants magiques !

Vers 19h30, une fois notre diner englouti et la nuit bien installée, nous nous sommes organisés pour notre première nuit de quart. A nouveau, la lune n’a quasiment pas été des nôtres. Elle n’est restée avec nous qu’une petite heure avec un tout petit croissant. Martin s’est installé pour le premier quart qui était également sa première expérience de quart de nuit. Je ne sais pas qui du père ou du fils a été le plus impressionné par la situation ! Observer son ptit loup de 11 ans accroché à sa ligne de vie prendre en main la destinée du bateau filant entre 7 et 9 nœuds par une belle nuit noire sous étoiles ne peut laisser indifférent ! Que de chemin parcouru pour notre ptit bonhomme, mélange de fierté et bonheur !

Allongé dans le cockpit en stand-by, j’ai pris la relève de Martin vers 21h30. Avec Elo, nous avons ensuite assuré la suite des quarts à la barre sans mettre le pilote afin d’économiser l’énergie de nos batteries.

Vers 5h30, le petit jour est apparu. Malgré nos efforts pour économiser notre énergie, l’utilisation de la centrale de nav pendant toute la nuit a pas mal tiré sur nos batteries. Afin de réduire encore notre consommation, nous avons donc décidé de naviguer pendant de larges plages horaires à l’ancienne… Fini donc les indications d’orientation et vitesse du vent, plus d’indication de vitesse du bateau non plus, il ne nous restait plus que notre bon vieux compas magnétique. Pendant ces 48h premières heures, nous n’avons pas été ennuyés par les voisins ! Hormis 2 navires de commerce, nous n’avons pas croisé un seul bateau de plaisance. Seuls au monde !

Petit à petit la vie hauturière s’est organisée. Les siestes diurnes permettent de récupérer le sommeil de la nuit précédente et d’attaquer la seconde plus en forme !

Après une seconde nuit sans histoire, si ce n’est que nous avons dû mettre les moteurs en route vers 1h faute de vent, nous avons attaqué notre troisième journée. Désormais au large de Porto Rico, nous avons croisé plusieurs bateaux de pêche toutes cannes dehors.

Le vent restant assez faible et orienté plein vent arrière, nous décidons d’installer le genaker. L’envoi de cette belle voile d’avant n’a pas fait revenir le vent, mais nous a permis de naviguer tout l’après-midi en voiles ciseaux sous pilote. Beau spectacle et impressions très sympas de prendre sa douche en observant par le capot de la salle de bain la voile ballon bien gonflée en train de faire son boulot…

Nous avons affalé le genaker en fin de journée avant la nuit et avons été obligés à nouveau de relancer les moteurs. Le vent n’a pas dépassé les 8 nœuds jusqu’à notre arrivée au large de l’île de Saona au sud de la République Dominicaine.

Une fois nos démarches d’entrée dans le pays effectuées à la marina de La Romana, nous sommes allés mouiller à Bayabé situé à quelques miles.

Les palmiers, le sable blanc et l’eau cristalline sont bien là, nous allons les voir de plus prés….